Chers REtrogamers, cette semaine la nouvelle chronique rEtrogaming de Guitaroman vous fait découvrir un jeu peu connu sur PlayStation 1, mais un petit bijou pour les collectionneurs :

SkullMonkeys

ou l’art d’accommoder pâte à modeler et flatulences.

Chroniques Rétrogaming SkullMonkeys

Salut les campeurs et haut les cœurs ! Cette semaine on va parler pâte à modeler et flatulences, et on va se rendre compte que, bizarrement, ces deux éléments mis ensembles peuvent donner un excellent jeu vidéo, j’ai nommé …. (roulements de tambour) …. SkullMonkeys !!!

The NeverHood Chroniques Rétrogaming SkullMonkeys
The NeverHood

SkullMonkeys est donc un jeu de plateforme sorti en 1998 édité par Dreamworks et qui fait suite à l’échec commercial que fut The NeverHood crée par Douglas TenNapel qui a, entre autre, participé à Earthworm Jim.

Pour se mettre dans l’ambiance commençons par accorder 2min à cette terrible gifle commerciale que fut le premier jeu, aujourd’hui complètement oublié:

The NeverHood prend place dans un univers entièrement animé en pâte à modeler dans lequel on incarne Klaymen, un étrange personnage un peu candide qui se réveil dans une pièce fermée et va devoir découvrir ce qu’il se passe, ce qu’il glande là et quelle terrible machination est entrain de se tramer dehors. Le jeu, bien que novateur de part son ambiance décalée et ses graphismes qui nous rappellent Wallace et Gromit n’en fut pas moins un échec. Rares sont les exemplaires encore en circulations et, d’ailleurs, j’offre un rein à celui qui me trouve une version Playstation.

Voilà pour le petite histoire, maintenant penchons nous un peu sur ce qui nous intéresse vraiment.

SkullMonkeys sort donc 2 ans après cette gifle commerciale que fut The Neverhood et, s’il s’en inspire grandement dans sa direction artistique, n’a plus grand chose à voir avec. Adieu donc le Click&Play et bonjour le jeu de plateforme pur et dur.

Un regard vif et intelligent ! Chroniques Rétrogaming SkullMonkeys
Un regard vif et intelligent!

Le pitch est plutôt simple: Le grand méchant Klogg déboule sur la planète Idznak peuplée de singes avec des cranes humains sur la tronche (vous pigez le nom du jeu là?) et, les autochtones étant carrément stupides, il arrive sans mal à les enrôler dans sa quête de destruction du Neverhood, la planète de ce si gentil amateur de fayots, Klaymen. Heureusement pour notre ami pétomane, un singe un poil moins débile que les autres trouve que ce plan ne sent pas super bon et décide à l’aide d’un «bidule volant» (c’est le nom officiel hein!) d’aller kidnapper Klaymen afin de le prévenir et de lui demander de l’aide. Voilà, ça a l’air sympa hein ?

Le décor étant posé, intéressons nous au gameplay.

Alors, si l’univers est complètement décalé et bourré d’humour le système de jeu lui ne révolutionne pas le genre. Vous aurez droit aux sauts par dessus le vide, aux ennemis mobiles et tireurs, aux items et bonus divers, aux plates-formes qui bougent, aux pièges, etc,etc … le tout bien animé, coloré et agréables à l’œil. On notera le gros effort fait pour les décors variés et, il faut le dire, magnifiques. Alors certes on est sur PS1 à l’heure de la révolution 3D et débarquer avec un jeu de plates-formes 2D ça semblait risquer. Mais vous me direz « On s’en fiche de la prouesse technique, on veut juste un bon jeu, plaisant à jouer et captivant » et vous aurez raison ! C’est d’ailleurs là toute la force de ce titre. En plus d’une maniabilité irréprochable on sent que les développeurs ont porté un intérêt tout particulier au rythme du jeu, ainsi les cinématiques à se pisser dessus (de rire!) s’imbriquent à merveille avec les phases de jeu et offrent ainsi une impression d’évolution ininterrompue de l’histoire et de la dynamique farfelue du jeu.

boss Chroniques Rétrogaming SkullMonkeys
Ce boss n’est autre que Joe Sanabria, l’un des artisans du jeu.

Côté difficulté il faut avouer que le titre propose du challenge et peut s’avérer décourageant pour les joueurs occasionnels qui cherchent juste une petite distraction légère. Si le premier tiers du jeu propose un challenge à la portée de tous, le reste risque de faire criser pas mal de monde et ce ne sont pas les quelques bonus comme le bouclier hamster, l’oiseau à tête chercheuse, le lavement universel ou la tête péteuse (je vous jure que tout ceci est vrai!) qui vont rendre la tâche moins ardue.

Fayots = Munitions Chroniques Rétrogaming SkullMonkeys
Fayots = Munitions

Pour ce qui est de la durée de vie, SkullMonkeys en a sous le capot. Outre la difficulté qui vous poussera à recommencer plusieurs fois certains niveaux il faut savoir que le jeu s’articule sur pas moins de 95 levels reparties dans 19 univers différents. Ajoutez à ça les boss et les niveaux bonus et vous avez une durée de vie qui bastonne la concurrence. Il est bon de noter également la non linéarité du jeu qui offre à la fin des niveaux la possibilité de choisir deux sorties différentes: un passage difficile ou normal. Ces deux stages offrant chacun des choses différentes. Il est donc impossible de voir tout ce qu’a le jeu dans le ventre en une seule partie et les plus curieux et courageux essayeront tant bien que mal de visiter tous les chemins et choper tous les secrets, et il y en a !

Outre l’aspect graphique et le gameplay il est bon ton de s’attarder sur la bande son du jeu qui a mon sens n’est pas juste là pour meubler mais en devient presque un élément de jeu à part entière. On se surprendra à rebondir comme un débile sur tout ce qui bouge pour entendre les divers bruitages enfantins et la voix si ridicule de notre héro. En parlant de bruitage on est clairement dans un registre pipi/caca et les bruits de pets, déglutitions, mastications, rots, etc etc donnent un aspect très puéril et crado à l’ambiance, on appréciera ou pas !

La fameuse OST Chroniques Rétrogaming SkullMonkeys
La fameuse OST

Côté musique par contre on remonte d’un niveau, Terry Scott Taylor nous offre une bande son riche et très Jazzy/Groovy  qui colle parfaitement au côté odlschool et kitch du jeu. Toutes les musiques sont en parfaite adéquation avec leurs environnements et apportent une profondeur supplémentaire à l’ensemble, tout ceci dans une certaine poésie enivrante et contemplative. Mention spéciale à la bande son du niveau bonus des 70’s qui est pour le moins … déroutante. Pour ceux que ça intéresse il existe une ost sortie sous le nom de ”Imaginarium: Songs from the Neverhood” regroupant les musiques de SkullMonkeys, The NeverHood et BoomBots un autre jeu de Doug TenNapel

Que dire de plus sur ce jeu ? Tellement de choses ! Que ce soit le gameplay, la musiques, l’histoire abracadabrantesque où même les bruitages on ne peut s’empêcher de se dire que si tout ceci au premier abord semble puéril et kitch mais il n’en est pas moins le résultat d’un travail de qualité et d’une maîtrise parfaite de l’univers et de l’ambiance mise en place.

Pour conclure je dirai juste qu’il fut un véritable coup de cœur pour moi étant gamin, j’y ai trouvé un jeu à challenge, à la fois enfantin et cruel avec une double lecture plus adulte et carrément grossière, le cocktail parfait pour faire marrer les gosses et les nostalgiques d’une certaine époque, celle où l’on osait, celle où l’on innovait …

Guitaroman.

Si vous avez aimé cet article et si vous avez une envie subite d’acquérir ce jeu et ainsi l’ajouter à votre collection ou tout simplement pour y jouer, n’hésitez pas à jeter un oeil sur Holdies, sachez qu’un exemplaire de SkullMonkeys était disponible à l’achat sur Holdies à cette adresse : http://www.holdies.com/holdie/7466.

A lire aussi la chronique de la Saga Streets of Rage.

Plein d’autres jeux, objets geek rétro & next gen. et goodies sont aussi disponibles sur : www.holdies.com/holdies

Et n’hésitez pas à continuer votre balade sur notre blog, vous y découvrirez des interviews hors du commun comme l’incroyable collection retrogaming de Stéphane et bien d’autres !

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