Bim bam boom ! En 1988 Sega balance sur le marché sa nouvelle machine pour contrer l’Empire Nintendo, la Megadrive (Genesis aux états unis, Megadrive étant déjà un nom déposé). Et comme chez Sega on fait pas les choses à moitié, on balance la mascotte piquante et bleutée (Sonic pour ceux qui ne suivent pas …) pour contrer le plombier moustachu. Et comme chez Sega on aime vraiment pas du tout faire les choses à moitié, et bien on s’attaque directement à Capcom et à son Beat’em all culte « Final Fight » en lui lançant dans les dents un concurrent de taille, j’ai nommé Streets Of Rage !

Le jeu a été commandé à l’équipe qui était en charge de l’excellent Shinobi, qui d’ailleurs se verra surnommé la « Team Shinobi ». Pour l’enrobage musicale la tache fut confiée à l’excellent Yuzo Koshiro, qui s’est notamment distingué sur Shinobi, ActRaiser, La légende de Thor et Shenmue entre autre …

En 1991 sort donc le premier opus un peu partout dans le monde (baptisé Bare Knuckle au japon).

Street of rage 1er opus :

Pour poser le décor Sega nous propose donc un scénario qui tient sur un post-it, digne d’un nanard Hong-kongais :

(3) Et agent de la paix avant tout. Streets of Rage
Et agent de la paix avant tout.

-Vous incarnez trois gardiens de la paix qui ont un peu les boules de voir leur charmante bourgade devenir le terrain de jeu d’un syndicat du crime et, visiblement dans l’indifférence la plus totale de leur hiérarchie et de la justice, décident d’enfiler les gants et d’aller tabasser toute cette racaille eux mêmes, comme des grands !

Pour remettre de l’ordre dans les rues vous aurez donc droit à trois clichés : Adam, un grand black plutôt costaud, mais un peu lent, Blaze une jolie brune en jupette (on notera l’esprit pratique de la demoiselle) vive et rapide mais limitée niveau puissance et Axel un belatre blond aux capacités équilibrées.

Le jeu s’articule sur plusieurs niveaux urbains et industrielles dans lesquels vous allez affronter une horde de punks, motards, prostitués et autres jocrisses aux ordres de Mr X, le big boss final.

S’il est un Beat’em all classique, Street of rage n’en reste pas moins une réussite. Les niveaux sont propres et travaillés, les personnages répondent bien et ont tous des aptitudes qui leurs sont propres, les éléments du décors sont destructibles et recèlent des bonus, armes et autres douceurs. Le rythme est bon, les boss originaux et la possibilité d’avoir une fin alternative en jouant à deux lui donne un petit goût de reviens-y. Vous aurez également la possibilité, dans les moments difficiles, de faire appel à un bonus en appelant Jean-Michel votre collègue rebelle qui viendra avec sa grosse artillerie déglinguer tout ce qu’il y a à l’écran, mais attention … bonus limité !

(4) A l'aide Jean-Michel ! Streets of Rage
A l’aide Jean-Michel !

Le jeu n’est pas très long, comptez une bonne heure, mais la rejouabilité du titre étant très bonne, sa durée de vie s’en trouve boosté à l’infini.

Street of rage 2 :

Fort du succès du premier opus, Sega s’empresse de commander une suite qui verra le jour fin 92 aux USA et début janvier 93 au japon, l’Europe quand à elle devra attendre quelques mois de plus (comme d’hab’!). On peut dire une chose sur ce nouvel opus, c’est qu’après le brouillon arrive la consécration ! Streets of rage 2 débarque donc en force en offrant non pas 3 mais 4 personnages jouables : On retrouve donc ce bon vieux Axel et cette bonne vieille Blaze (toujours à l’aise dans sa jupe), s’ajoute à nos héros Skate un jeunot sur rollers offrant une palette de coups plutôt intéressante et Max un catcheur un peu lourdeau mais diablement puissant qui n’est pas sans rappeler un certains Haggar … suivez mon regard. Adam a ,quant à lui, visiblement disparu … No spoil !

Le scénario reste inchangé, vous avez beau avoir fracassé X et toute sa bande, le salopiot est revenu, et il est bien vénère. Et comme dans le premier, vous semblez être les seuls à pouvoir/vouloir lui claquer le museau.

(5) De retour, pour vous jouer un mauvais tour ! Streets of Rage
De retour, pour vous jouer un mauvais tour !

Le jeu s’est fortement embelli depuis le premier, il est bien plus coloré, les environnement plus vastes et diversifiés et l’ajout de pluie et de scrolling verticale offre un lot d’ambiances riche et une bien meilleure immersion.

Le gameplay n’a pas subit de grand bouleversement, mais on notera tout de même une bien meilleure fluidité dans l’ensemble.

Cependant il faut noter qu’on perd Jean-Michel l’artificier qui intervenait en renfort dans les moments délicats, à la place la Team Shinobi nous offre des coups spéciaux dévastateurs mais dont l’utilisation se fait avec parcimonie, leur utilisation vous bouffant un peu de vie au passage.

On notera également un mode versus déblocable une fois le jeu terminé, pour ceux qui en ont marre de la coop et aiment tabasser les copains.

Bref, cette suite est un succès, le design est magnifique, les musiques de l’ami Yuzo sont toujours au top et le jeu est riche tout comme le gameplay. Le scénario, bien que simpliste semble essayer de s’étoffer un peu (rien de foufou non plus) et en devient un poil plus intéressant. Une véritable perle.

Street of rage 3 :

2 c’est bien, mais 3 c’est mieux ! Il en fallait pas plus pour Sega, un tel succès se devait d’avoir une suite !

Le jeu mettra deux ans à voir le jour, un développement plus long justifié ? Oui et non.

-Oui car le jeu est sublime, les environnements sont tout simplement magnifiques, le soleil est enfin revenu de rtt et niveau diversité on est servi. Le gameplay s’est enrichi, les personnages possèdent désormais des attaques avec combinaison de boutons qui offrent un vrai plus, vous aurez également la possibilité de sprinter et d’éviter les attaques avec des roulades. Les armes à feu font leur apparition et offrent une toute autre approche des combats dans certaines situations.

Un nouveau personnage fait son apparition, un vieille homme cyborg, certes un peu lent, mais qui propose quelques techniques intéressantes une fois qu’on sait le maîtriser.

(6) Bzzz Ptzzzz Brrzz ! Streets of Rage
Bzzz Ptzzzz Brrzz !

-Non car le jeu est certes très riche en tout (graphismes, gameplay, contenu, etc ..) mais à trop vouloir en faire le titre se perd un peu et dénature ce qui faisait son charme, c’est à dire une bande de mecs dans des ruelles sombres qui vont tabasser du bandit. L’ambiance générale s’en trouve complètement changée, le côté action-thriller sombre et brutal des premiers épisodes fait place à un délire pseudo futuriste à base de machination robotique hyper kitch. Alors certes, tout ceci est subjectif, mais force est de constater qu’on perd en immersion et qu’il est plus difficile de s’identifier à un cyborg qui va stopper une invasion robotique qu’à un jeune flic qui cherche à rendre les rues de sa ville plus sûres.

Ce troisième opus n’est pas mauvais, loin de là, il est même plutôt abouti et offre beaucoup de bonnes choses, mais de par son univers un poil fantasque il est loin d’avoir fait l’unanimité comme l’avait fait le 2ème épisode.

Les anecdotes :

(7) Cachez moi ça ! Streets of Rage
Cachez moi ça !

-La censure a frappé les versions US et Pal pour les épisodes 2 et 3. En effet, les jambes des femmes ont vu des collants leur pousser sur la peau. Adieu également la culotte de Blaze pendant les sauts… Il semblerait qu’en occident les nichons dans les pubs de gel douche ça passe, mais de belles gambettes pixelisées dans un jeu de baston sûrement pas !

(8) Bonjour, je suis un cliché. Cordialement. Streets of Rage
Je suis un cliché..

-Streets of rage 3 se voit amputé dans ses versions Pal et US d’un personnage pour le moins … curieux. Ash en effet est une sorte de cliché homo très cuir-moustache qui apparaît au début du jeu sous forme de mini-boss et qui passe son temps à bondir partout dans ses jolies cuissardes … Je vous laisse juger, un gif vaut mieux qu’un long discours

-On notera également le cigare de Mr X dans SOR2 qui restera exclusif à la version japonaise.

Street of Rage, le remake :

Je n’apprendrai rien à personne, mais un remake a vu le jour il y a quelques temps. Il est l’œuvre d’une petite équipe espagnole, et il faut bien avouer qu’ils nous ont fait un travail de fou !

Les trois jeux se retrouvent mixés en un seul et offre un beat’em all immense dans lequel vous aurez des choix de parcours à faire et dont différentes fins en dépendent. De nombreux personnages sont jouables (dont Ash!!) et la rejouabilité est juste immense. Bien entendu tout ceci n’est pas officiel, le jeu exploitant les sprits originaux, Sega n’a pas donné son aval pour une quelconque exploitation autre que sous le manteau.

Petit lien du site qui propose différents patchs ainsi que le remake : http://www.soronline.net/sorr.htm

Et l’épisode 4 de Street of rage dans tout ça ?:

Mes pauvres amis … Certes il semblerait qu’un 4ème opus ai été un jour dans les cartons de chez Sega, visiblement confié au studio Ruffian Games, mais peu d’infos circulent sur ce jeu si ce n’est quelques screens trouvables sur le net (je suis un homme bon et donc vous en file un, gratos) et une courte vidéo.

(10) Bonjour, jamais vous ne jouerez avec moi. Cordialement. Streets of Rage
Bonjour, jamais vous ne jouerez avec moi. Cordialement.

Après la chute vertigineuse que s’est mangé Sega il y a quelques années il semblerait que beaucoup de projets aient été avorté, et seules quelques licences ont survécu, en priorité la mascotte. Pour le reste il faudra attendre, peut être sous une forme de crowfunding comme pour Shenmue 3, qui sait …

Bonus !:

Dans Streets of rage 3 :

  • Jouer avec le Kangourou :
    • A l’écran de titre « Press Start Button » maintenez enfoncés les boutons «triangle» + «B» de la première manette et pressez « start ».
  • Jouer avec Shiva :
    • A la fin du premier stage, après avoir savaté Shiva et qu’il se fait embarquer par l’homme au jetpack maintenez le bouton «B» jusqu’au niveau suivant. Shiva sera alors sélectionnable quand vous perdrez un continue.
  • Jouer avec Ash (encore lui!) :
    • Pour ceux qui ont la version jap, après avoir fessé ce bon vieux moustachu tout de cuir vêtu, maintenez le «A» enfoncé jusqu’au stage suivant. Comme pour Shiva, Ash sera alors jouable une fois que vous aurez lamentablement perdu un continu.

Rédaction : Guitaroman.

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